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Aïe, mes oreilles !

Mercredi 18 juin 2014, 20:26 (par guilhem)

Avec l'essor du streaming, la musique s'écoute de plus en plus par internet, et la plupart du temps en MP3. Cependant, il ne faut pas oublier que cette technologie dégrade la qualité du son. Jusqu'à quel point ? Je vous propose aujourd'hui une petite expérience sur ce format de fichier mal-aimé des mélomanes...

image : /images/blog/son.gif

L'expérience

Voici cinq extraits musicaux d'une même chanson - pour les curieux, il s'agit de Pendentif, Jerricane. Le premier est au format wave, extrait tel quel du disque ; les suivants sont progressivement compressés en partant de 320 kbps pour arriver à 64 :

- Wave
- MP3 320 kbps
- MP3 256 kbps
- MP3 128 kbps
- MP3 64 kbps

Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, je vous recommande vivement de vous munir d'un casque audio de bonne qualité. Pour ma part, j'ai utilisé un Beyerdynamic DT 77O Pro, accessoire fréquemment rencontré en studio d'enregistrement, et réputé pour sa qualité. N'espérez pas obtenir un vrai résultat avec de pauvres écouteurs intra auriculaires !

De plus, il est conseillé de se lancer dans l'expérience l'oreille reposée. La finesse de la perception n'en sera qu'accrue.

Le but du jeu est de noter les différences entre chaque version de l'extrait. Vous pouvez même aller plus loin en lançant les pistes en lecture aléatoire, et tenter de deviner le débit à l'oreille (on ne triche pas en regardant le nom !).

Alors, verdict ?

Il y a fort à parier que le wave et le MP3 320 kbps sonnent exactement pareil dans vos oreilles. Pour ma part, je n'ai pas pu constater de différence entre les deux sur ce morceau précis. Pour le 256 kbps, je ressens tout juste une légère baisse de la dynamique sonore.

En revanche, dès le 128 kbps, le manque de qualité se fait sentir. En particulier, vous noterez que le son des cymbales est fortement écorné, et que l'ensemble manque de coffre. Arrivé au 64 kbps, le son devient sourd, et la compression est clairement perceptible.

La compression en MP3 s'attaque d'abord aux sons les plus aigus. Elle commence par en supprimer une partie - tout ce qui se trouve au-dessus de 15 kHz est irrémédiablement perdu - et ceux qui restent s'en trouvent abîmés. Voilà pourquoi l'effet est particulièrement bien audible sur les sons de cymbales. L'attaque est moins nette, et la durée de résonance du son est plus courte, car endommagée.

Finalement, pour la plupart des morceaux, le MP3 avec un débit de 320 kbps est suffisant. Je n'ai pu qu'en de rares occasions constater une dégradation, et encore, cela ne concernait que quelques notes très aigües sur des morceaux très particuliers. Vous pouvez même descendre jusqu'au 256 kbps, si le côté « compressé » (sonorement parlant, cf. plus haut) ne vous gêne pas. En revanche, pour des taux de compression plus importants, le manque de qualité s'en ressent.

Et les radios, comment font-elles ?

Il vous faut savoir tout d'abord que la FM supprime les fréquences les plus aigües, comme le ferait la compression en MP3. Ainsi, les sons de plus de 15 kHz sont supprimés, faute de place, fréquentiellement parlant.

Du coup, l'intérêt de stocker la musique en wave est limité. Cependant, certaines le font - Radio Néo par exemple - pour une raison simple : éviter les compressions successives du son, qui l'endommagent encore plus.

Car la plupart du temps, le transport du flux audio jusqu'à l'émetteur analogique se fait via des réseaux IP, donc en « streaming » impliquant une compression ! En l'occurrence, c'est le format MP2 qui est utilisé, avec un débit de l'ordre de 256 kbps. Le choix de ce format par rapport au MP3 est dû à sa rapidité d'encodage et de décodage, évitant de trop fortes latences, et à sa compression moins agressive - mais avec un ratio logiquement moins important.

Fort logiquement, de nombreuses radios stockent leurs musiques au format MP2 avec un débit de 256 kbps, ce qui est tout à fait acceptable. Ce qui l'est moins, c'est l'origine de la musique, qui est parfois simplement récupérée sur YouTube ou d'autres sites du genre. Il n'est donc pas rare d'entendre dans son poste de radio du son fortement endommagé, pour le plus grand malheur de nos oreilles...

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Au secours, Grub me rend fou !

Lundi 21 avril 2014, 20:43 (par guilhem)

Amis linuxiens, nous allons étudier aujourd'hui LE programme indispensable à tout système GNU/Linux : Grub, l'amorceur universel. Nous allons voir en particulier comment booter depuis la ligne de commande du programme...

Passer en ligne de commande

Pour passer en ligne de commande sous Grub au démarrage de la machine, attendre quelques instants que le menu s'affiche, et appuyer sur la touche C. Vous arrivez alors sur une interface façon shell, où vous pouvez saisir des commandes. Attention, le clavier est en qwerty !

Comment démarre Linux ?

Pour bien comprendre la suite, il est nécessaire de vous expliquer le démarrage du noyau Linux. Lorsque Grub doit charger un système d'exploitation, il va chercher deux éléments : le initrd et l'image du noyau. Le premier fichier correspond à une image de la RAM telle qu'elle doit être initialisée au démarrage. Elle offre alors un système extrêmement minimal, dont le but va être de lancer l'image noyau correspondante. Le système est amorcé.

Il faut donc donner deux paramètres à Grub : l'emplacement de l'image à charger, et celui du initrd. Pour booter, Grub va alors copier en mémoire RAM le contenu du fichier initrd, en lui passant le chemin vers le fichier d'image à charger. Le initrd va ensuite lancer cette image.

Allons-y, bootons !

La première commande fondamentale, vous la connaissez sûrement : c'est le ls ! En tapant simplement ls dans le prompt s'affiche la liste des partitions reconnues par Grub. Vous obtenez quelque chose de la forme :


grub> ls
(hd0) (hd0, msdos1) (hd0, msdos2) (hd1) (hd1, msdos1) (hd1, msdos2)

Les noms peuvent légèrement différer chez vous. Nous voyons ici que nous avons deux disques (hd0) et (hd1), avec sur chaque disque deux partitions :

- (hd0, msdos1) et (hd0, msdos2) sur le disque (hd0)
- (hd1, msdos1) et (hd1, msdos2) sur le disque (hd1)

Il est possible aussi de faire un ls sur une partition, pour en voir le contenu :


grub> ls (hd1, msdos1)/
grub initramfs-linux-fallback.img initramfs-linux.img vmlinuz-linux

Encore une fois, les noms peuvent un peu différer. Notamment, il est possible que vous ayez plusieurs images en même temps. Dans mon cas, le fichier initrd se nomme initramfs-linux.img, et l'image du noyau est le fichier vmlinuz-linux.

Nous allons commencer par dire à grub sur quelle partition se trouvent les fichiers à charger. Pour cela, il faut affecter son nom à la variable root :


grub> root=(hd1,msdos1)

Ensuite, il faut spécifier le fichier du noyau à lancer. Cela se fait au moyen de la commande... linux ! Essayons :


grub> linux /vmlinuz-linux root=/dev/sdb2

Notez le paramètre root dans la ligne de commande, spécifiant au noyau linux quelle partition monter en /. Le nom de celle-ci suit cette fois-ci les conventions propres à Linux (donc /dev/sd*).

Enfin, il faut spécifier à Grub le chemin vers le fichier initrd à copier en mémoire RAM.


grub> initrd /initramfs-linux.img

Et à présent, le système peut démarrer.


grub> boot

Normalement, vous devriez voir votre noyau démarrer.

Et grub-rescue ?

Je préfère anticiper, et vous dire deux mots sur grub-rescue avant de voir arriver les questions en rafale ;-)

Grub est composé en fait de deux parties distinctes : le « pré-amorceur » (ce n'est pas le terme officiel) et le programme proprement dit. Le pré-amorceur se trouve sur les 512 premiers octets du disque dur (MBR), et ne doit donc pas dépasser cette taille. Ses fonctionnalités sont donc très limitées, et la plupart du temps, il se contente de charger le programme complet, qui se trouve sur la partition /boot du disque.

Cependant, il peut arriver parfois que le pré-amorceur ne trouve pas le programme complet, pour des raisons diverses (partition supprimée, ...). Dans ce cas, il passe en mode rescue, et propose un invite de commandes minimaliste. Ou plutot ultra minimaliste. Comprenez bien, vous n'avez que quatre commandes : le ls, set et unset, et insmod.

Vous comprenez alors aisément qu'il n'est pas possible de réaliser les manipulations décrites dans le grub-rescue. Et de toute façon, ce n'est pas sa vocation : son but est de pouvoir diagnostiquer pourquoi il n'est pas possible de charger le programme complet...

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Vœux de bonne année

Dimanche 12 janvier 2014, 14:01 (par guilhem)

Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour cette année 2014 qui commence. À bientôt pour de nouvelles vidéos, de nouveaux bricolages et de nouvelles découvertes !

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Vidéo : un (web)gradateur de lumière

Vendredi 1 novembre 2013, 14:07 (par guilhem)

Le gradateur de lumière, un grand classique de l'électronique. Oui, mais ici, on le commande avec... un smartphone !


Télécharger la vidéo : webm, ogg, mp4.
À retrouver ici sur YouTube.

Le montage n'est pas si complexe qu'il y paraît. Il m'a pris environ une semaine à concevoir et réaliser. Cependant, j'ai rencontré quelques difficultés liés à la carte électronique que je souhaitais utiliser : la Pandaboard. J'ai donc choisi de la remplacer par une autre carte de développement, un Arduino Uno.

Question coût, ce n'est pas excessif, si vous possédez déjà un Arduino avec shield ethernet. J'ai dépensé environ une vingtaine d'euros, platine d'essai et boîtier compris. S'il vous faut investir dans un arduino, comptez une vingtaine d'euros supplémentaires, et le double avec le module ethernet.

Enfin, pour tout connaître du montage, j'ai rédigé une page web détaillant tout ce qu'il faut savoir pour le reproduire à l'identique. Ça se trouve ici.

Bonne vidéo !

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Vidéo : autopsie d'un disque dur

Lundi 16 septembre 2013, 22:57 (par guilhem)

Cette vidéo n'est pas forcément du grand art, mais elle vous permettra de patienter en attendant mes prochains exploits :)


Télécharger la vidéo : webm, ogg, mp4.
À retrouver ici sur YouTube

J'ai eu le malheur de subir une panne de disque dur sur une des machines de diffusion d'EvryOne, la radio étudiante à laquelle je participe bénévolement. Une fois les péripéties terminées, j'en ai profité pour jeter un coup d'œil à l'intérieur du disque incriminé.

Pas d'interminables explications (quoique...) donc, mais plutôt une vidéo qui se laisse regarder. Bonne vidéo !

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