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Libération lance sa radio : Libéradio

Samedi 29 novembre 2014, 23:31 (par guilhem)

Depuis le 20 juin dernier, la RNT (radio numérique terrestre) est officiellement disponible en France à Paris, Nice et Marseille. Un des avantages de la radio numérique est le multiplexage des stations à raison de 9 ou 12 stations par fréquence. Ainsi, les places disponibles sont bien plus nombreuses, même là où la bande FM est saturée. En toute logique, le lancement de la RNT s'est donc accompagné de la création de nouvelles radios, comme Libéradio, propriété du quotidien Libération, disponible sur la RNT depuis le samedi 29 novembre au soir.

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Message s'affichant sur les postes de radio peu avant le lancement

Libéradio revendique un format novateur. On y retrouve la journée une programmation musicale comparable à celle de Nova, avec une émission d'information quotidienne le soir de 19 à 20 heures. Pour la première étaient diffusées successivement une interview de Pierre Fraidenraich et Laurent Joffrin, respectivement directeur opérationnel et directeur de la rédaction de Libération. Sont ensuite venus Alain Souchon et Laurent Voulzy, les parrains de la toute nouvelle radio. Seule déception : l'émission n'était apparemment pas en direct, mais enregistrée et montée...

Le jour même, quelques heures avant le lancement officiel prévu pour 19 heures, la station diffusait en boucle deux autopromos invitant les auditeurs à ne pas manquer le rendez-vous - cet habillage me fait d'ailleurs penser à l'ancien de France Culture, à base de marimba. Puis, une minute avant l'ouverture de l'antenne, un compte à rebours fut lancé, jusqu'à temps que le rédacteur en chef Florent Chatain prenne la parole.


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Une des autopromos diffusées à l'antenne avant ouverture


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Le compte à rebours du lancement

Côté technique, une vidéo publiée sur le site de Libération nous laisse entrevoir les studios (ici, à quinze secondes du début pour les curieux). On y aperçoit furtivement la suite de logiciels A2I, commune à de nombreuses radios françaises - Europe 1, NRJ, Fun Radio et bien d'autres - ainsi qu'une console numérique IP de la marque Axia, elle aussi très populaire dans le milieu. Ceci reste peu surprenant lorsque l'on sait que Libéradio a en fait été montée par Goom, spécialiste des radios de marques. Les micros, visibles peu après dans la vidéo, sont facilement identifiables avec leur forme caractéristique : SM7B, de Shure. Bref, du matériel moderne que l'on retrouve dans de nombreuses autres radios, et offrant l'avantage d'une configuration souple et évolutive.

Une inconnue demeure cependant : le traitement de son utilisé. Vu le reste du matériel, il ne serait pas surprenant d'y découvrir un Omnia One, machine relativement peu onéreuse et très appréciée des radios FM. Cela expliquerait pourquoi le son de la station est fortement compressé, même un peu trop à mon goût. La réponse peut-être un jour, si j'ai l'occasion de visiter les locaux...

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Chronique #5 - Pourquoi n'y a-t-il pas de prix Nobel de mathématiques ?

Samedi 1 novembre 2014, 20:45 (par guilhem)

Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? L'œuf ou la poule ? Chaque semaine, une réponse à une nouvelle question existentielle !


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Chaque année, le 10 décembre, a lieu la cérémonie de remise des prix Nobel, récompensant des personnalités dans les six disciplines suivantes : littérature, physique, chimie, paix, médecine et économie. Curieusement, il semble en manquer une : pourquoi n'y a-t-il pas de prix Nobel de mathématiques ?

Alfred Nobel était l'inventeur de la dynamite. Il a déposé un brevet dessus en 1867, et a donc fait fortune avec. À la fin de sa vie, pris de remords pour cette invention qui, selon lui, causait du tort à l'humanité, il décida de léguer sa fortune de 32 millions de couronnes suédoises à une institution qui récompenserait des chercheurs ou des personnalités ayant contribués au bien de l'humanité. Les premiers prix Nobel furent attribués en 1901, et depuis, il en est de même chaque année… sauf pour les mathématiques.

Plusieurs légendes circulent à ce propos. L'une d'entre elles, qui revient souvent, prétend que la femme d'Alfred Nobel, Sophie Hess, l'aurait trompé avec un mathématicien du nom de Gosta Mittag-Leffler. Et pour se venger, celui-ci aurait alors décidé de ne pas créer de prix Nobel de mathématiques, pour que son rival ne puisse l'obtenir. Sauf que cette histoire ne tient pas debout ! Déjà, Alfred Nobel n'a jamais été marié. Sophie Hess n'était qu'une maîtresse, qu'il a connu lorsqu'il avait 42 ans, et elle seulement 20. De plus, il n'avait presque aucune chance de côtoyer Gosta Mittag-Leffler, Alfred Nobel ayant quitté la Suède en 1865, à l'époque où le mathématicien n'était encore qu'étudiant...

En réalité, Alfred Nobel ne s'est jamais expliqué sur l'absence des mathématiques aux prix Nobel. Nous ne pouvons donc qu'émettre des hypothèses. On imagine par exemple qu'il préférait récompenser des diciplines concrètes, dont les bienfaits sont directement visibles. Les mathématiques, trop abstraites, ne remplissaient pas cette condition. Autre hypothèse, plus sérieuse : il existait déjà à cette époque un prix suédois récompensant cette science. Alfred Nobel aurait donc estimé qu'il n'était pas nécessaire d'en faire un deuxième. Quoiqu'il en soit, cette « injustice » trouva réparation en 1936, avec la création de la médaille Fields, plus haute distinction en mathématiques. Elle est d'ailleurs souvent comparée au prix Nobel.

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et si la curiosité vous en dit, vous pouvez toujours vous intéresser aux IgNobels – écrire I G Nobel – un prix un peu particulier qui récompense les découvertes insolites...

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Chronique #4 - Pourquoi l'homme n'a-t-il pas encore posé le pied sur Mars ?

Samedi 25 octobre 2014, 18:06 (par guilhem)

Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? L'œuf ou la poule ? Chaque semaine, une réponse à une nouvelle question existentielle !


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Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'humanité a envoyé une pléthore de sondes spatiales au travers du système solaire, pour des destinations diverses et variées. La plus prisée : Mars, soupçonnée d'avoir pu accueillir un jour la vie. On ne compte pas moins de 19 sondes ayant exploré ou explorant la planète rouge depuis les années 70. D'où la question du jour : si l'on peut y envoyer des robots, pourquoi l'homme n'a-t-il pas encore posé le pied sur Mars ?

Jusqu'ici, le seul corps céleste autre que la Terre à avoir un jour reçu un homme est notre fidèle satellite, la Lune. Les motivations étaient certes scientifiques, mais surtout idéologiques. Les américains souhaitaient en effet affirmer leur supériorité spatiale face aux Soviétiques. Mais même si les missions Apollo constituent un exploit technologique, il ne faut pas oublier que la distance Terre-Lune – de 384 000 kilomètres – reste relativement faible à l'échelle du système solaire. Et aussi que la Lune tourne autour de la Terre. Cette distance est donc quasiment fixe, et les conditions de lancement sont souvent favorables.

Rien de tel pour Mars. Sa distance à la Terre est de 78 millions de kilomètres, soit à peu près la moitié de la distance Terre-Soleil… dans le meilleur des cas ! N'oublions pas en effet que les deux planètes tournent autour du Soleil à des vitesses différentes ! Cette distance n'est donc pas fixe. De plus, il n'est pas possible pour un engin spatial de voyager en ligne droite dans le système solaire, car cela nécessiterait trop de carburant. Les trajectoires sont donc courbes. Compte tenu de cette contrainte, il faut attendre que la Terre et Mars soient dans une configuration particulière, pour minimiser le temps de trajet – de 200 jours tout de même… Et surtout, il faut attendre que cette configuration se reproduise pour le retour, cela rendant le périple long de deux ans et demi...

Résumons. La durée minimale du périple étant de deux ans et demi, il faut : d'une part préparer des ressources énormes pour tenir tout le trajet, et d'autre part, préparer psychologiquement les équipages à tenir plus de deux ans loin de la Terre – bref, du jamais vu. Sans compter que les motivations idéologiques de la guerre froide n'ont plus lieu d'être aujourd'hui, et que le budget des agences spatiales a logiquement diminué avec la crise économique. A contrario, les robots, eux, coûtent moins cher, supportent bien l'éloignement… Et surtout, on n'a pas besoin de les ramener !

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, rien ne vous interdit de rêver !

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Chronique #3 - Comment fait-on rentrer une poire dans une bouteille d'eau-de-vie ?

Vendredi 17 octobre 2014, 19:27 (par guilhem)

Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? L'œuf ou la poule ? Chaque semaine, une réponse à une nouvelle question existentielle !


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Dans un but purement décoratif, certaines bouteilles d'eau-de-vie contiennent parfois un fruit au fond du récipient – prenons l'exemple d'une poire. Vous vous êtes alors très certainement posé la question suivante : mais comment a-t-elle bien pu arriver là ?

Première hypothèse, peu convaincante : on l'a forcée à rentrer par le goulot. Idéal si l'on souhaite faire de la compote, mais pas vraiment adapté à notre eau-de-vie. Une autre explication, parfois avancée à tort, est que l'on a soufflé la bouteille autour du fruit. Impensable également : pour travailler le verre, il faut le chauffer à environ 500 °C. On obtient alors une bulle que l'on va souffler dans un moule, pour lui faire prendre la forme de bouteille. Essayez donc de faire rentrer une poire à l'intérieur : la pauvre va finir carbonisée !

La solution est un peu plus subtile que cela. Il faut remonter quelques mois avant la récolte du fruit, au printemps, lorsque les fleurs du poirier sont pollinisées par les insectes. Une fois fécondées, des mini-poires apparaissent au bout de quelques jours. C'est à ce moment qu'il faut agir, car le fruit est suffisamment petit pour passer le goulot de la bouteille : la manipulation consiste à l'accrocher à la branche, autour de l'embryon de fruit. La poire va donc grandir à l'intérieur du récipient, et une fois mûre, il suffit de couper sa tige. On obtient alors une bouteille avec une poire à l'intérieur. Malin, non ?

Une question pourrait maintenant vous venir à l'esprit : la bouteille ne gêne-t-elle pas le développement de la poire ? En fait, non, pourvu qu'elle soit suffisamment grande. Pour se développer, la poire n'a besoin que de lumière, l'eau étant apportée par la sève de l'arbre. La bouteille étant transparente, et ne filtrant que très peu les rayons du soleil, cette condition est remplie. En plus, le récipient joue aussi le rôle de protecteur, évitant au fruit d'être attaqué par les insectes. Sympa, non ?

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode, et d'ici là, souvenez-vous : l'alcool reste à consommer avec modération. Alors n'abusez pas de la bouteille !

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Chronique #2 - Pourquoi les Mayas annonçaient-ils la fin du monde en 2012 ?

Vendredi 10 octobre 2014, 19:08 (par guilhem)

Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? L'œuf ou la poule ? Chaque semaine, une réponse à une nouvelle question existentielle !


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La fin du monde… S'il y a bien un évènement qui hante l'humanité depuis la nuit des temps, c'est celui-ci. Chacun y va de sa prédiction ; la dernière en date, on s'en souvient, est celle du 21 décembre 2012, par la civilisation Maya. Tiens donc ! Et pourquoi les Mayas annonçaient-ils la fin du monde en 2012 ?

Il s'agit en fait d'une complexe histoire de calendrier. Les Mayas en avaient deux : le Haab, calendrier standard de 365 jours et 19 « mois, » et le Tzolkin, calendrier religieux de seulement 13 « mois » de 20 jours chacun, donc au total de 260 jours. Une date maya est la combinaison de ces deux systèmes. Cela donne : jour du mois Tzolkin puis jour du mois Haab, comme 4 Ahau 8 Cumku.

Avec cette combinaison de calendriers, il faut attendre 52 ans pour que les dates mayas se répètent – cela pourrait correspondre à nos « siècles. » D'où un petit inconvénient du système : passé 52 ans, on se retrouve avec les mêmes dates qu'auparavant ! Pour s'y retrouver, les Mayas tenaient en parallèle un autre « supercalendrier » de 1 872 000 jours, appelé compte long, qui vient compléter la date. La forme complète est donc : compte long, suivi du jour du mois Tzolkin puis jour du mois Haab. Le compte long est un système complexe basé sur la durée supposée d'un monde : un peu plus de 5 000 ans. Nous vivrions dans le 5ème de ceux-ci, les 4 précédents ayant été détruits par des catastrophes. L'actuel aurait commencé le 11 août 3114 avant Jésus Christ, et aurait dû se finir, devinez quand… le 21 décembre 2012 !

Voilà donc l'origine de cette croyance… qui a tout de même été légèrement extrapolée. Et oui, si vous avez bien suivi, vous avez remarqué que les Mayas parlaient de la fin d'un monde, et non pas du monde. Celui-ci devait en effet renaître pour un nouveau cycle de 5 000 ans. D'autre part, les dates évoquées jusqu'ici sont le fruit de travaux de chercheurs ayant cherché à établir une correspondance entre les calendriers Mayas et le nôtre. Elle est appelée corrélation GMT. Même si elle est couramment admise par la plupart des spécialistes, la corrélation GMT ne fait pas l'unanimité. Ainsi, certains scientifiques placent la prédiciton Maya environ 208 ans après le 21 décembre 2012. Difficile de savoir en fait...

Si notre civilisation vient à disparaître, ce serait plutôt du fait d'un manque de ressources que d'une immense catastrophe. Rendez-vous la semaine prochaine, enfin… si on est toujours là !

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